Omnes Vulnerant, Ultima Necat
 
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 A l'Auberge du bon vivant

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LLyr di Maggio

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MessageSujet: A l'Auberge du bon vivant   Ven 1 Fév - 12:52

...Où l'Auberge aurait du être nommée l'Auberge du Troll farceur pour la qualité de ses tartes aux pommes...


La nuit était tombée qd ils arrivèrent en vu de l'Auberge. Bran trottait à cotés des chevaux sans trop se soucier si cela les dérangeaient ou non.

LLyr aide Mel à descendre. Et tous trois se dirigent vers l'Auberge. C'est un lieu connu, LLyr a l'habitude d'y descendre lorsqu'il passe au Limousin et Marche pour ses affaires quelles soient héraldiques ou culinaires. Il connait bien le tenancier, l'aubergiste, le "Gros" Pierre comme tous les gens l'appelle avec affection.

Il est vrai que de mémoire de gourmet et de voyageurs, LLyr n'avait jamais vu un aubergiste maigre. Pire il s'en serait méfier alors que les rondeurs et la bonhommie d'icelui invitait de suite à reprendre du rab du plat du jour sans en connaitre le nom.

L'enseigne d'un homme hilare, chopine en main et ventre proéminent battait au vent nocturne dans un grincement chuintant. De l'auberge venait quelques rires, non gras mais amicaux, de ceux que l'on entend quand l'ambiance est bonne et plaisante.

Une fois pied à terre, un garçon d'écurie un brin endormi accoure. LLyr lui glisse une pièce dans la main avec les rênes. Par reflexe le gamin la mord et avec un grand sourire promet de bien s'occuper des bêtes.

LLyr lui ébouriffe les cheveux avec la main avec un sourire. Ils se dirigent vers l'entrée principale. LLyr passa la porte le premier, tenant toujours par la main Mel, Bran les flanquant.

L'aubergiste, Gros Pierre donc, désirait prendre soin de ses clients autant que de son bâtiment à priori, voila peut être pourquoi LLyr appréciait l'endroit, des lanternes bien que plus coûteuses que de simples torchères illuminent la salle commune, mais empêchent par la même les traces et effluves carbonées sur les murs et le plafond. Sur chaque table de la salle commune (une douzaine tout au plus) étaient disposées des bougies, sur des chandeliers et des bougeoirs pas vraiment luxueux mais tout du moins propre et bien mis en valeur sans être ostentatoire.



Les yeux des arrivants s'habituèrent légèrement à ce changement brutal de luminosité, un léger flottement, un silence marqué pour voir qui franchissait le pas de porte. Les conversations reprirent en avisant.

Mel put découvrir alors, ses yeux s'étant habitués la salle commune. Soutenu par d'imposants piliers de bois, le plafond haut. Le parquet lustré de frais soutenait une demi-douzaine de tables et un immense bar où se trouvait l'aubergiste.

Un goût prononcé pour le détail semblait être de mise dans l'Auberge. Les tables sont assemblées avec le plus grand soin pour donner l'impression d'être taillées d'une seule pièce, et nettoyées avec soin. Elles sont souvent recouvertes d'un vernis pour en adoucir la surface. Des fauteuils rembourrés pour ceux qui préfèrent boire et des chaises pour les mangeurs sont autour de tables.

Le bruit ne vient qu'ensuite : la clientèle est rarement silencieuse. Qu'elle soit avachie sur une des tables là en grande conversation a mots dits tout bas ou droite et souriante sur de longues chaises, il est rare qu'elle ne prête pas attention distraite aux voyageurs qui entrent.

La clientèle semble bourgeoisie au premier abord, mais on y voit aussi un paysan ou deux venus se rincée le gosier avant de regagner ses pénates. Tout le monde semble ici à sa place, du mieux loti au plus humble.

Une bonne odeur de chaud et de rôtisserie montait à leurs narines. Dans l'énorme âtre craquait et vociférait un buche de belle taille léchée par des flammes d'un Orange de couché de soleil.

Un homme se leva d’un des sièges et s’approcha d’eux. Grand, massif, le torchon sur l’épaule évoquait sa responsabilité dans les lieux. Il respirait la bonhommie et s’il tendit la main gauche pour serrer celle de Llyr c’est que de la droite il n’en avait plus. Seul un moignon restait au niveau du poignet.



    - Salutations Maistre Gros Pierre, comment va ?
    - Grand Merci Messire fort bien et vous-même ?
    - Doucement.
    - Mel je te présente Maistre Gros Pierre, homme de confiance et de bon gout, ancien marchand aux longs courts et instruit aux Brigades du Louvre. Tu imagines ma surprise de l’avoir revu ici lieu.
    - Maistre, je vous présente une amie, la Damoiselle Melissande de Huy. Considérez là comme vous me considérez
    - J’entends bien messire Il la regarde, air scrutateur, hoche la tête convaincue de la véracité des faits
    - Dis moi aurais tu deux chambrées de disponible pour la compaing et moi ?
    - Deux ? hélas non, mais j'ai chambre double par contre
    - Il faudra bien s’en contenter je suppose. Réveilles moi à l’aube je te prie
    - Bien messire. Cela sera la suite Bleue, je ne vous accompagne pas vous connaissez le chemin
    Oui fort bien je te remercie. Mel veux tu monter de suite ou profitez un peu du calme ici ?
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Ven 1 Fév - 14:48

Mel se laisse conduire, sagement et silencieusement. Ses yeux ayant retrouver leur éclat, elle découvrait le paysage avec sérénité. Arrêtés devant l'auberge, Llyr aide la jeune femme à mettre pieds à terre. Puis, les chevaux confiés, il la prend par la main pour l'emmener à l'intérieur de l'auberge.

L'ambiance de l'établissement, bien qu'animée, n'était pas lourde comme parfois dans certains lieux où l'on se sent plus étrangers malvenus que clients à accueillir. Les flammes des bougies donnaient à cette grande salle la convivialité nécessaire à une bonne soirée tout en invitant ceux qui le souhaitant à profiter d'une ambiance feutrée et rassurante.

Avec confiance et sans retenue, Mel suit Llyr qui lui tenait toujours la main. Lorsqu'ils s'approchent du comptoir, un homme de stature imposante s'avance vers eux. Le maréchal et l'aubergiste semblaient bien se connaitre et l'accueil est familier. Dès les premiers abords, le handicap de l'aubergiste était mis en avant mais il ajoutait à l'allure générale du bonhomme beaucoup de caractère et semblait ne pas du tout le gêner et s'en être fait un atout.

Llyr présente l'aubergiste à Mélissande qui offre un regard poli et souriant au tenancier tout en acquiessant de la tête à l'anecdote racontée.


LLyr di Maggio a écrit:
Maistre, je vous présente une amie, la Damoiselle Melissande de Huy. Considérez là comme vous me considérez
Alors que Mel fait une petite révérence de politesse lorsqu'il la présente, un petit sourire malicieux grandit au coin de ses lèvres. Cela faisait par deux fois que le maréchal la présentait et utilisait le nom de "de Huy"... Qu'on la nomme ainsi était peu courant et surtout... il était intrigant qu'il connaisse ce nom.

Mel écoute la suite un peu distraitement, pour se laisser distraire par les rires sincères que partageaient quelques hommes sur une table voisine.


LLyr di Maggio a écrit:
Mel, veux tu monter de suite ou profitez un peu du calme ici ?
Elle tourne la tête pour le regarder avant de répondre après un bref instant de réflection.

Bien que l'atmosphère de cette salle soit des plus accueillantes, je me sens un peu lasse de cette journée...

Chaleurs et lancements se faisaient maintenant légion sous les bandages de sa main gauche... et la discussion qu'ils auraient partagée assis à une de ces tables aurait été bien maigre et artificielle par rapport au sujet qui les taraudaient.
Innocemment souriante, Mel s'adresse à l'aubergiste.


J'aurais peur d'abuser de votre hospitaité en vous demandant s'il était possible que nous emportions quelque remontant...

Mel n'a pas le temps d'achever sa phrase que l'aubergiste affiche un sourire amusé de la politesse de la jeune femme avant se retirer et de revenir avec une bouteille de liqueur de châtaigne et deux gobelets. Sourire amusé de la jeune femme.

Nous vous remercions...

Llyr et Mélissande se retirent, longent le mur de la grande salle pour atteindre le pied de l'escalier qui monte à l'étage. Tenant la main de Mélissande depuis qu'il l'avait aidé à descendre de selle, Llyr la lache finalement pour s'écarter et la laisser passer devant lui. Au fur et à mesure qu'ils montaient la bonne vingtaine de marches, l'atmosphère se faisait plus chaude. Les chambres de l'étage, contrairement au dortoir commun ou aux autres petites chambres du rez, bénéficiaient de l'apport de chaleur du rez de chaussée offrant ainsi un tout autre confort aux marchands et aux nobles auxquelles elles étaient destinées.

Ils arrivent ensuite dans un petit couloir, au plafond plus bas que la grande salle, mais suffisamment large que pour s'y croiser sans se toucher ni cogner les quelques candélabres fixés aux murs qui, allumés il y a peu, permettaient d'atteindre la bonne porte sans devoir se guider en tatonnant les murs. Le bois du plancher crissait sous leur pas.
Après avoir parcouru la moitié du couloir, un autre aux mêmes caractéristiques s'ouvre à leur droite. Plus court, il ne disposait que de quatre portes, deux de chaque coté. Sans hésiter, Llyr s'y engage avant de s'arrêter devant la dernière porte à gauche. Il tire le loquet en arrière et ouvre la porte avant d'entrer dans la pièce en invitant Mel à le suivre d'un geste du bras.

Une fois à l'intérieur, il traverse la pièce pour déposer la bouteille qu'il avait emportée, s'emparer du chandelier à pied et aller l'allumer grâce à la flamme d'un des candelabres du couloir. Revenu, il dépose le chandelier sur la table puis revient fermer la porte et replacer le loquet. On ne trouvait quasiment jamais de serrures aux portes, beaucoup trop chères et gênantes à entretenir. On préfèrait en général le loquet (et même parfois rien du tout: une simple clenche étant la seule protection que l'on peut espérer dans les auberges rurales, où les vols et assassinats y sont bien moins fréquents qu'en ville).

La chambre comprenait deux lits, disposés à chaque coté de la pièce. Sur chacun, un véritable matelas (rembourré de paille) et même un édredon et un oreiller rempli de plumes de duvet. L'aubergiste tout aussi consciencieux pour le confort de ses chambres que pour l'accueil de sa grande salle avait eu la gentillesse ou le sens du commerce suffisant pour déposer une bouilloire sous les couvertures avant l'arrivée des voyageurs! En cette saison, les affaires fonctionnaient plutot bien, il s'arrangeait donc pour que chaque chambre en soit équipée.

Le reste de la chambre n'était meublé que d'une table, un coffre et un fauteuil avec coussins.

Bien que rien n'égale le plaisir de disposer d'une pièce pour une ou deux personnes, cela n'empêchait pas toujours d'être dérangé par un voisin ronfleur. Les murs des auberges, souvent rajoutés par la suite à ces anciennes fermes ne sont pas extrêmement épais. Ici, il s'agissait d'une double cloison en bois, permettant au moins d'éviter de laisser échapper une conversation simple et calme. Seul un des murs, à l'opposé de la porte, était de pierre.

Mel sourit à Llyr lorsqu'il se retourne vers elle comme pour percevoir son impression sur le lieu. Elle approche ensuite de la table, y dépose les deux gobelets. Ils n'avaient plus rien dit depuis qu'ils avaient laissé l'aubergiste. Tout avait été de gestes et de regards.
Mélissande prend la bouteille, la débouche (le bouchon avait déjà été retiré en partie pour permettre le débouchonnage à main nue) et remplit les deux gobelets à moitié. La bouteille refermée et posée, elle prend alors les deux gobelets et en tend un à Llyr, un sourire gêné aux lèvres, les yeux fuyants. Elle s'approche d'un des lits et s'y assoit de biez avant de boire une petite gorgée de liqueur de chataigne. Le gout sucré et fort de l'alcool lui coule le long de la gorge. Douce sensation de chaleur. Elle ferme les yeux un instant, le coeur battant du silence que Llyr ne manquerait surement pas de briser.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 9:44

La porte refermée, LLyr dégraffa sa ceinture et la dépose ainsi que les Jumelles sur le fauteuil.

Le Maréchal d'Armes regarde sa compagne d'infortune boire sa liqueur en silence. Le rompre, le dict silence, voila chose risquée et peu amene devant le Malaise de la Jeune femme.

LLyr a bien idée du fait de sa réaction de ce qui a pu se produire dans les jours qui ont suivis leur premiere rencontre. Mais comment aborder la chose sans la brusquer.

En bras de chemise, la veste ayant rejoint un des bras du fauteuil, LLyr approcha de Mel, mit genou en terre et apposa ses bras croisé sur ses genoux.

Avec un sourrire triste il la regarda dans les Yeux...
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 9:59

Yeux qui s'étaient réouverts lorsqu'elle avait senti Llyr s'approcher et s'agenouiller devant elle. Déstabilisée. Incapable de garder contenance en soutenant ce silence. Yeux qui se referment à nouveaux. Prendre la parole la première... Voix calme et sincèrement désolée.

Excuse-moi... J'aurais voulu t'éviter cela... Mais plus je tente d'emmurer mes démons, plus ils s'archarnent à briser les barrières derrières lesquelles je les cache.

Nouvelle gorgée de liqueur. Chaleur anesthésiante...
Yeux qui se réouvrent mais fixent les bras croisés de Llyr. Menton baissé. Voix qui se fait douloureusement confidente.


Il y a des combats desquels on souhaiterait ne jamais revenir vivant...
Les troubles en Anjou... Une mission d'éclaireur en solitaire vers Mayenne... Une ambuscade, des adversaires surnuméraires...


Bref silence d'hésitation... Une inspiration profonde et tremblante. Les paupières qui cachent les images qui lui viennent de rechef en mémoire.

Oui... il y a des combats desquels on souhaiterait par-dessus tout ne jamais revenir vivant... quand on est femme.

Ne saurait en dire plus. Détails de toute façon inutiles. Le verre qu'elle vide d'un trait nerveusement. Sentiment de dégout d'elle-même après cet aveux à peine caché. Peur de le voir reculer, d'ouvrir les yeux pour trouver une expression d'antipathie sur son visage.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 10:23

LLyr lui prend la main et en embrasse la paume.

Ce n'est à toi de t'excuser, ça ne le saura jamais dans ce cas précis. Tu as été victime et non coupable. Ceux qui doivent demander pardon, sont ceux qui ont osé te voler une partie de Toi.

Plaise à Dieu qu'un jour je croise ses marrauds et que je leur apprenne ce qu'est perdre sa confiance et une partie de soi... une partie tres physique en ce qui les concerne pour compenser, un peu, ta perte personnelle.

Allez vient là.

Il la redresse doucement et la plaque contre son épaule.
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 10:55

L'attention est douce. Le baiser sur le dos de la main lui procure une sensation délicate, sensation qu'elle ne croyait plus possible depuis ce jour.

Mais ces mots... Ils expriment le désir de revanche, voeux qu'elle avait fait également lorsqu'elle avait repris ses esprits,... mais ils expriment également de la pitié... Elle n'avait pas besoin de compassion. Elle s'était déjà tant méprisée qu'elle ne se sentait pas la force d'en supporter plus.

Elle refuse délicatement l'étreinte, ne le repousse pas mais se repousse elle, plus pour le protéger lui... Les yeux toujours baissés, fait quelques pas pour rejoindre la table, pose le verre à coté de la bouteille...


Tu ne te rends pas compte... Se retrouver sans force, laissée à l'abandon et sans dignité, le corps tellement battu que tu n'en arrives plus même à lever la tête... tu as tellement mal dans tes chairs et dans ton âme que tu espères que la mort sera rapide...

La voix reste calme mais elle se teinte de toute sa douleur. Une larme coule à nouveau silencieusement le long de sa joue droite. De dos par rapport à Llyr, elle se resserre un verre.

Puis tu t'étonnes que le corps tient bon. Tu te réveilles un jour en réalisant que tu vivras... Mais le poison injecté est violent et pernicieux! Même si les traces visibles s'effacent, il n'en fait que plus de dégâts à l'intérieur...
Ce n'est pas une partie de soi que l'on perd... c'est son envie de vivre que l'on voit s'effacer.

Peu importe qu'ils sachent le parcours que j'ai dû faire pour arriver à moi... ils ont tout souillé si facilement et sans remords... Un mirage... Je ne suis plus qu'un mirage... Comment pourrai-je encore être femme?...


Poigner dans le gobelet et se noyer avec cette douce liqueur... pour éviter de flancher.
Si seulement il savait... Elle avait depuis lors développé une réaction allergique et incontrolable à tout contact physique... principalement vis à vis des hommes. Même une simple poignée de main lui demandait beaucoup d'effort. Mais lui... en s'assayant près de lui à l'Aula magna, il l'avait effleurée... elle s'était étonnée d'apprécier l'égard, voir de le rechercher. Elle s'était tant persuadée de l'ignomie de l'avilissement et de sa personne qu'elle se sentait décontenancée qu'il puisse lui prouver le contraire.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 12:10

Elle le repousse, certes gentillement, mais elle le repousse quand même. Il comprend, cela ne sera jamais plus comme avant.
Elle doit prendre son geste comme de la Pitié, ce qui pourrait l'être en d'autres circonstances, mais pas là. Pas ici et maintenant, surtout pas entre eux.
Il commence à vouloir poser sa main sur son épaule non pour la faire se retourner mais pour donner plus de poids à ses paroles. mais s'arrete à quelques pouces puis ferme ses doigts avant de redescendre sa main.


Tu as raison je ne peux comprendre, ça ne m'est pas arrivé et du fait de ma nature humaine j'ai heureusement tres peu de chance que cela arrive un jour. Tu n'es malheureusement pas la premiere femme à qui cela arrive et cela me révolte autant que ça te mine.

De toute façon il parait que j'ai deja un balai par là...


Puis la main remonte, la deuxieme suit. la prend par les épaules et délicatement la retourne malgré le frisson que tressaille son corps en entier et ceci afin pour qu'elle lui fasse face, yeux dans les yeux quitte à lui remonter le menton. C'est presque sous le sceau de l'autorité qu'il prononce les mots suivants

Tu n'as plus guere le choix, soit tu continues à te morfondre à tu deviendras l'ombre de toi mesme, soit tu te reprends et tu TE bats ! Et s'il faut que je sois a tes cotés pour cela, comptes sur moi pour ne pas te laisser sombrer.

Il lui releve une nouvelle fois le menton.

Te toucher te répugne ? Alors Regarde moi ! Dans les Yeux ! De toi mesme !

Ces derniers ont pris une couleur métallisé presqu'enflammé, le Vif Argent personnifié.

Bats toi !
Ici. Maintenant. Soit tu les laisses gagner soit tu trouves en toi, ou ailleurs, une raison de Vivre.
Je ne te laisserai pas SOMBRER, encore moins maintenant qu'avant.
J'ai besoin de toi, alors tu vas te battre !
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 12:54

Il s'approche derrière elle. Elle ferme les yeux et frissonne de le sentir si près... mais frisson de sensibilité et d'espoir, et non ébranlement d'antipathie.
Elle le sent bouger, lever un bras. Elle attend le contact... qui ne vient pas. Puissant symptôme que cette attente immobile et indécise. Il lui parle, elle ne profite que de son timbre de voix dont elle tremble de chaque vibration.

Plongée dans un rêve hiératique, sa respiration se fait profonde. Elle se saisit lorsque finalement il la pose ses mains sur ses épaules pour qu'elle se retourne vers lui. Rythme de coeur qui s'embale, elle ne peut alors qu'écouter ce qu'il lui dit.

Se morfondre, elle ne l'avait jamais fait. Mais plongée dans le doute et perdue dans un désert sans personne à appeler au secour... Se battre, si seulement elle savait dans quelle direction elle devait porter ses coups.

Il lui relève le menton.


LLyr di Maggio a écrit:
Te toucher te répugne ? Alors Regarde moi ! Dans les Yeux ! De toi mesme !
De sa main, elle retient la sienne avant qu'elle ne quitte son menton. Elle amène les doigts masculins à sa joue. Elle incline légèrement le menton, ferme en artie les yeux avant de les rouvrir et de les plonger dans les siens... Elle tremblait maintenant de se rendre compte que lui, le cygne aux yeux d'argent, avait le pouvoir d'évincer le mauvais sort qui s'était abattu sur elle.

Relachant l'étreinte sur les doigts de Llyr, ils glissent le long de son cou. Une raison de vivre... il lui en offrait une en lui proposant d'entrer dans son "mystère".
Yeux qui désirent, peau qui appelle, respiration profonde qui gonfle sa poitrine... La jeune femme est à elle toute entière, témoignage de cette nécessité de ressentir qu'elle pouvait plaire, de cette attirance qui la liait à lui.

"Et j'ai tellement besoin de toi en retour..." semble-t-elle soupirer par le regard.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 13:52

Odeur subtile qui se dégage maintenant de Mel. LLyr avait toujours eu l'odorat developpé, qualité necessaire pour la cuisine, sens très particulier en dehors qui lui permettait de ressentir son environnement.

Quelques fois son nez lui jouait des tours, mais pas cette fois, pas avec cette odeur agréable et prennante, appel et attirance en mesme temps.

Une nouvelle fois il l'attira à lui, lui déposant un baiser sur son front au passage, lui caressant la joue puis les cheveux. Ô Dieu qu'elle l'attirait une fois encore, mais est ce bien le moment ?

L'odeur lui disait "oui, fonce !" mais une partie de Lui savait aussi que ce n'était qu'une façon aussi pour Mel de "voir" inconsciemment qu'elle plaisait toujours.

Là était tout le paradoxe, Il voulait, mais ne pouvait. D'un coté l'attirance mutuelle de l'autre l'envie de plaisir pour Mel et la sensation de profiter de la situation pour Lui. S'il n'agissait pas elle prendrait cela comme une rebuffade, le fait que d'avoir été souillée le révulsait, de l'autre il aurait la sensation d'avoir profité d'elle et de n'être pas plus que l'un des ruffians qui avait profité eux aussi de sa faiblesse.

Front contre front, il lui déposa un baiser sur ses levres, fraiches, frémissantes, appellante comme le reste de son corps. Voila qu'il commençait lui même à battre le Tocsin. Heureusement ses habits n'étaient pas en bronze...

Un autre baiser, calme, serein, interminable, emplie d'une tendresse d'une envie d'éternité...
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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Lun 4 Fév - 16:06

Il l'attire à lui, elle ne résiste plus. Le baiser sur le front, la carresse dans les cheveux... c'est lui à présent qui se retient.
Perdue dans un tourbillon de sensations, elle ressent pourtant son hésitation. Elle comprend.

Front contre front, chacun mesure la position de l'autre. Puis un premier baiser. Elle le vit comme un nouveau souffle. Même tendre, il est en fait violent sursaut de son amour-propre.
Un seul baiser lui aura suffit pour la persuader que la vie en vaut encore la peine. Un seul pour n'être plus que sens en ébullition.

Mais il l'embrasse à nouveau avec tout autant de tendresse et de prévenance, mais plus d'abandon. Elle bouillonnne, elle s'enivre... Il suffirait de peu pour qu'elle ne l'étreigne de ses bras... mais elle n'en fait rien. Trop de respect pour lui que pour l'emmener dans un partage ambigü.
C'est elle qui met fin au baiser. Doucement elle décolle ses lèvres des siennes. Les yeux fermés, elle se mordille la lèvre inférieure comme on le ferait pour ne pas perdre le moindre petit morceau de patisserie goutée.

Petit sourire gêné, trahissant le plaisir du reçu, l'envie d'en gouter plus, mais aussi le choix de ne pas le forcer à quoique ce soit.

Il était le seul à savoir ce qui lui était vraiment arrivé. Elle avait osé en parler... L'atmosphère était plus légère même si toujours hésitante.

Mel rejoint le fauteuil en détachant la fibule d'or qui retenait toujours la capeline (enfin, le reste) sur ses épaules. La déposant sur la cape de Llyr avant de retirer ensuite le chaperon, elle détourne la situation d'un ton léger et amusé (mais un peu forcé vu son trouble).


Alors, comme cela, je serais Mélissande de Huy!? Outre le fait que cette information soit arrivée jusqu'à toi... je suis étonnée que, en tout bon héraut que tu es, tu ne saches pas qu'en tant qu'orpheline, je n'ai pas le droit de porter le nom de mon père adoptif!

Détournement bien faible par rapport à l'attirance dont elle évitait les effets sur la couleur de ses joues et le ryhtme de son coeur, en fuyant le regard de Llyr.
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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mar 5 Fév - 7:53

Elle s'écarte une nouvelle fois. Avec une hésitation, un gout de "reviens-y". Et pourant elle fait un pas en arriere et se défausse de sa capeline encore portée.

L'abces avait été donc percé, fort heureusement. Quelques couleurs lui étaient revenues, ses yeux, bien qu'une legere lueur subsiste, avaient retrouvé leur éclat combatif, qui lui avait tant plu à leur premiere rencontre.

Et la voila qui s'essayait aux traits d'humour, somme toute pour oublier la situation. Humour, car elle le titillait sur sa charge et sur son réseau.

Il prend son verre et entreprend de s'assoir sur le fauteuil apres avoir fait un peu de ménage vestimentaires.


Tu serais étonnée de savoir la somme de connaissances que peuvent me rapporter mes Yeux-et-Oreilles. Outre ce fait, donc, laisse moi te détromper, un enfant adopté n'a qu'un seul droit, celui de pouvoir porter le nom de sa famille d'Adoption. A la difference du Bastard qui lui en prime a le droit de blasonner le blason familliale d'une piece héraldique qu'on nomme "baton péri", signe de bastardise et le plus souvent de gueules.
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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mar 5 Fév - 11:17

Petit rire retenu. Elle ne doutait pas de l'étendue du réseau de connaissances de Llyr, genre de chose qui lui échappait complètement. D'une voix amusée, lui lançant un regard plissé d'ironie, elle lui conseille:

Tu devrais venir donner leçon aux champenois... Ils ont opté pour l'attitude contraire lorsque mon père est mort...
Mais peut-être voulaient-ils simplement effacer son nom.


Ton ironique, résolu et détaché puisqu'elle aimait plus les personnes que les noms.

Un grattement se fait entendre à la porte, suivi rapidement d'un couinement vu qu'il n'obtenait pas réponse de suite. Sourire égayé vers Llyr.


Il semblerait que Bran se soit lassé de son vagabondage.

Tout en parlant, elle fait deux pas vers la porte, laisse entrer le chien qui, un os de gigot dans la gueule, accourt aux pieds de son maître assis dans le fauteuil.
Elle revient ensuite à la table, ressert son verre alors que Llyr touchait à peine au sien. Elle boit une nouvelle gorgée de liqueur... heureux l'alcool doux qui calmait les lancement dans sa main mais aussi encourageait les sentiments de la jeune femme alors qu'elle tentait de se faire plus sage. Elle repose son verre avant de s'appliquer à défaire le tresse de ses cheveux. Les doigts de sa main libre jouent avec les cheveux sans empressement, comme si elle cherchait à se laisse le temps de penser. Mais distance et regard fuyant ne l'éloigne que pour lui donner plus envie de se rapprocher.

Rhaaa qu'il était risible de se conduire comme jouvencelle fasse à un premier amour. Elle sourit toute seule de se voir ainsi. Les joues adorablement rosies par le breuvage, le regard pétillant, elle se place au milieu de la pièce et mime un salut d'épée, une mise en joue puis une fente dirigée droit vers la poitrine de Llyr.


Il faudra que je me réhabitue à ne manier qu'une épée à la fois, pour compenser la faiblesse de ma main gauche.
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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mar 5 Fév - 13:37

Grumpf grumpf grumpf...
Scrunch, scrunch, scrunch, ...
De la moelle apr ici, un bout d'os par là...
En voila qui faisait bonne pitance et bon gré.

L'alcool était fort, pas besoin de le gouter pour en sentir les effluves même à bout de bras. Et voila que Mel en était à son ... second ? troisieme peut-etre. Sacrée endurance à l'alcool...

L'emebtant c'est que celui ci s'il déshinibait rapidement assomait encore plus rapidement la personne qui le consumait. Surtout en des doses pareilles.

Un salut, une feinte vers la poitrine.
Une main qui fuse et qui en serre une autre tout en exerçant un pouvoir de traction.

Et voila Mel une fois de plus sur ses genoux. Amusant, mais bien trop facile.

Dans les yeux.

Il serait peut être plus sage que tu t'assoupisses, l'alcool aidant je ne suis pas sur qu'il soit de bon ton avec les épreuves de ce jour de continuer sur cette voie.

Demain est un autre jour, tu auras les idées plus claires et des soucis en moins.

Tu ne crois pas ?
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mar 5 Fév - 22:02

Un geste lancé dans le vent... mais tiens, l'air n'est pas si vide que cela puisque sans pouvoir résister il attire les jeune femme sur les genoux de LLyr. Obligée à un dernier pas plus grand pour ne pas chuter, lever une jambe pliée pour se rattraper, le genou droit qui glisse le long de la hanche droite de l'homme, l'autre jambe qui se cale contre sa cuisse gauche.

Le moment d'immobilité suivant... de face, elle est tout contre lui. Son grand sourire ne s'efface pas. Sa respiration reprend d'autant plus profondément. Les yeux noisettes sont rivés sur leurs homologues gris métallique, puis descendent sur ses lèvres... Envie pressante, envie prenante... Sourire amusé devient sourire impatient.

Mais le cygne raisonne... Le cygne a peut-être raison! Sourire impatient devient sourire résigné.
Mel monte alors sa main droite sur sa joue gauche, la caresse du dos de ses doigts en un mouvement descendant. Regard qui suit le court voyage. La main arrivée au menton s'écarte en même temps que la jeune femme se relève du fauteuil.
"... un autre jour assurément!"

Silencieusement, elle se dirige vers le lit à l'opposé de la pièce, ouvre les draps, se défait de ses chausses avant de se glisser dans le lit. Assise, les draps remonté jusqu'à sa taille, elle se défait de sa robe en la retirant par le haut. Entre deux gestes, son torse nu n'est discernable qu'un bref instant avant qu'elle ne se couche en tirant les draps sur elle jusqu'au menton.

Couchée de coté, elle le regarde rêveuse, peut-être un peu déçue mais reconnaissante.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mer 6 Fév - 11:12

Un sourrire en Coin
C'est qu'elle est forte cette liqueur.
Oh bien sur elle a du goût mais elle cogne si méchamment qu'à peine au Lit, voila Mel endormie.
Bran regarde son maistre de son oeil de bête. L'on l'aurait cru humain qu'il aurait haussé les épaules.
LLyr se leve, va vers le lit, remonte la couverture sur une épaule dénudée et dépose un baiser sur son front, l'air amusé.

Il entreprend alors sans bruit d'entreposer sur le lit restant, vetements secs et barda. les capelines s'en vont au coin pres de la cheminée crepitante. Eteint les candelabres sauf un qui met à ses cotés sur le coffre.

LLyr se rassoit sur le fauteil et déguste sa liqueur en regardant Mel dormir. Il parcourt non challement un ouvrage qu'il a tiré de sa besace et y annote quelques mots. Sur ses genoux trone l'une des deux jumelles, celle qui lui faudrait faire rebénir et sanctifier, purifier plus exactement.
Bran s'installe confortablement à ses pieds et baille.

La nuit serait calme et confortable.

Sa liqueur finie, LLyr se tourne vers le dernier candélabre et le souffle.
Il ne tarde guere à s'assoupir lui aussi.
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Mer 6 Fév - 14:35

Sommeil profond et sans cauchemards... Cela faisait bien longtemps que la louve n'avait pas pu profiter d'un sommeil pareil.
Mais une fois les effets de l'alcool passés, tard dans la nuit, le sang cogne sous la peau coupée de sa main. Des lancements reprennent de plus belle et la réveille. Les dernières heures de la nuit, elle ne profite que d'un demi-sommeil où souvenirs de la veille et du passé plus lointain se mèlent.
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Aubergiste Gros Pierre

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Jeu 7 Fév - 10:54

Gros Pierre avait passé une bonne nuit
Oui ! Soirée, pas trop mouvementé, des clients qui avaient bien vidé leurs bourses et l'arrivée d'un ancien patron et sa compagne l'avait ravi.
Bran était passé aux cuisines dans la Soirée. Le Chien de LLyr trainait peu mais savait se tenir à distance des plats s'il n'avait pas eu l'autorisation. En conséquence il avait eu le droit à son os, rempli de moelle.

Levé bien avant l'aube pour faire son pain, il se rappella sa promesse de la veille.

Il monta à l'étage s'essayant les mains sur son tablier de lin. Il toqua un coup, il savait que plus n'était pas necessaire.

Puis il redescenit. Ce client là, mieux vallait qu'il soit servi a son arrivée et bien servi qui plus est.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Jeu 7 Fév - 11:47

Un coup sec à porte.
Bran leve la tete de ses pattes.
Une main se pose sur elle pour l'appaiser et l'empecher d'abboyer.
Mel dans son lit bouge, la douleur doit revenir poindre de plus en plus, il lui faudrait à son révéil lui refaire son bandage.
Par les persiennes on devine que le Soleil va se lever d'ici peu

LLyr se leve lentement, sans bruit, attrappe ses bottes et les Jumelles et se dirige vers la porte. Un signe de dénie, Bran se recouche cette fois pres du lit.

Le Maréchal d'Armes sort et se dirige vers 'lescalier qu'il emprunte pour descendre.

Arrivé dans la salle commune tout est calme, l'on entend du bruit dans les cuisines. LLyr s'y dirige et voit Gros Pierre s'affairer.


Salutations mon ami, la nuit a t elle été bonne ?
Fort bien et vous meme ?
Le fauteuil n'était pas mal *rire*
Et la Dame ?
Je ne sais pas à vrai dire, je pense que sa blessure à la main va la relancer d'ci peu.
Ah...donnez moi un instant


Gros Pierre sort des cuisines pour une dépendance et revient quels temps plus tard avec un pot.


-Cela m'a bien servit pour ma main *il leve son moignon* Cela empeche les picotements et les élancements, je pense que cela elle en sera gré.
- A mettre à ton crédit mon ami, a toncrédit.
- Dites moi, j'avais les memes yeux qu'elle quand... enfin vous savez, qd vous vous m'avez pris comme commis au Louvres apres mon... accident.
- Hmmm... A vrai dire, un peu mais pas pour les mesmes raisons. Tu es une preuve vivante qu'on peut avoir du sens à sa vie apres un coup dur.
- J'espere que vous avez raison, c'est qu'elle est mignonnette la demoiselle
- Gros Pierre voyons !

*rire* - Vous faire rougir est un plaisir messire.
- Mouais et mon dejeuner ! Taverneir à Table où je tue le chien !
- Quelques instants encore le lard finit de frire...
- Fort bien je vais me rafraichir alors.


LLyr se leva enfila ses bottes, degraffa sa chemise et torse nue sortie dans l'arriere cours ou se trouvait le tonneau de recuillement de l'eau de pluie. Dehors une fine pellicule de neige immaculait le paysage. Il entreprit de défaire ses cheveux pour les laisser flotter.

A l'aide de sa dague il cassa la couche de gel et sans façon plongea à la suite tete et de buste dedans. Se redressant il s'ébourriffa aspergeant les alentours d'eau glacée.

Il revint par la suite à la cuisine tout ruisselant encore pour se rhéabiller de la chemise qu'il avait déposé sur la table en sortant.
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Aubergiste Gros Pierre

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Jeu 7 Fév - 13:08

- Vous allez attraper la Mort comme ça. Quelle idée de se tremper le museau dans de l'eau gelée !
- Quand tu auras habité dans le Grand Nord des années, elle te paraitra chuade cette eau
- Dieu m'en preserve ! Oeuf, lard frit, tartines, beurres salés, confitures de prunes et décoction d'herbes en infusion. Je vous prepare un plateau ?
- Tu es un chef Gros Pierre, je suis heureux de te voir si en forme
- Vous estes trop bon messire, ça serait plutot a moi de vous remercier de m'avoir donné une chance.
- La Chance n'a rien à voir la dedans, mon ami...


Le silence s'imposa de lui mesme. Les deux hommes partagerent leurs repas en commun.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Jeu 7 Fév - 13:11

Son repas fini, Gros pierre étant réparti à ses occupations entre temps, LLyr sourrit, se leva, empocha l'onguent, prit le plateau et remonta à l'étage.

Il ouvrit la porte de la pointe du pied. Et s'approcha du lit. Il déposa le plateau sur ses pattes sur le sol, mit le pot d'onguent sur le coffre et s'assit sur le lit tout à coté de Melissande.

Il ne put s'empecher du bout des doigts de remettre en place une frange de cheveux de Mel, caresse subtil, moment d'une tendresse rare du bout des doigts.


Il est l'heure ma Belle. dit il doucement ne sachant si elle était reveillée ou pas
Ta main doit te lancer en plus je présume, manger et te faire soigner serait à mon sens un bon début de journée.
Comment te sens tu ?
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Jeu 7 Fév - 14:25

Etrangement lucide... lui répond-elle de suite d'une voix calme avant de se retourner vers lui alors qu'elle était de coté et de dos par rapport à l'endroit où il était assis.

Ne dormant que d'un œil, elle s'était réveillée de suite lorsque l'aubergiste était venu frapper à la porte. Elle ne savait pourquoi elle n'avait pas bronché lors que Llyr s'était absenté.
Sans doute, le besoin de se trouver seule pour faire le point...
Seul le chien avait compris qu'elle était éveillée et était venu appuyer sa truffe sur son bras pour la faire réagir. La jeune femme lui avait caressé l'arrière de la tête avant de se retourner face au mur.

Tout le temps qu'elle était restée seule, elle avait fixé sa main blessée dont le bandage s'était teinté des derniers saignements.
Quel chemin parcouru pour en arriver là! En vouloir à la terre entière et finalement vouloir malgré tout rester debout... Elle avait survécu au pire pour être encore là, elle savait comment... restait à savoir pourquoi!
Qu'importe le passé qu'elle porte derrière elle, elle ne pouvait pas croire que les portes ne s'ouvrent pas.

Puis la porte de la chambre s'était à nouveau ouverte. Quelqu'un qui s'était approché et assis à coté d'elle. Du bout des doigts, Llyr lui avait replacée une mèche de cheveux. Tendre attention du cygne, sourire touché de la louve.
Même quand on est moins que rien ou presque ça, il reste bien quelqu'un qu'on n'attendait pas... et Llyr avait été là.
Chacun d'entre eux avait son rôle à jouer et Mel était maintenant persuadée qu'elle n'avait fait encore qu'effleuré le sien. Une pierre à poser sur celles qu'il a déjà placées.

Maintenant couchée sur le dos, elle le regarde au dessus d'elle, tous deux souriants. De sa main droite, elle tire le drap et le coince sous ses aisselles.


... mais je vais bien... Grand merci!

Elle lève sa main devant ses yeux avant de continuer avec un sourire ironique.

La liqueur a été un bon anesthésiant pour le début de nuit mais il est vrai que mon coeur frappe désagréablement sous le bandage depuis un bon moment. Bref silence. Et... hum... excuse-moi pour ma spontanéité d'hier soir... J'ai dû paraitre ridicule...
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Ven 8 Fév - 9:50

Tu as toujours eu le coeur sur la main *rire*
Mais est ce vraiment la blessure qui fait battre ton coeur ce matin ? *taquin*

Ridicule dis tu ? Spontanée rajoutes tu ? Ah bon ? Je ne m'en étais pas rendu compte... Une belle amie bouleversée tout au plus oui.

Ce qui serait ridicule serait de ne point te faire soigner et de ne pas manger. Commençons nous ? Belle Amie, acceptes tu de me donner ta main ? Euh je veux dire, pour la soigner pour commencer bien entendu
*rougit du lapsus*
Un bon plateau t'attends apres plein de bonnes choses...

LLyr déplia sur le lit une petite trousse contenant des petits instruments tranchants, ciseaux, bandes de lin propre et entrepris aussi d'ouvrir le pot d'onguent qui sentait autant le Camphre que la Lavande
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Ven 8 Fév - 12:36

Pincement de lèvres et sourire en coin en réponse à la première taquinerie. Petit regard railleur qui demande s'il est bien nécessaire de donner verbalement réponse à la question.

"Bouleversée"... mot bien mesuré et certainement, en bien diverses domaine, interprétation selon sa guise.Et surtout beau lapsus qui vient ajouter, malgré lui, un brin d'ambigüité supplémentaire...

Mélissande se retient de rire (difficilement) avant de tendre sa main avec zèle.


Je t'en prie dispose-en comme tu l'entends! Sourire particulièrement moqueur. Mais je préfèrerais que tu tardes pas pour que je puisse profiter du "plein de bonnes choses"!

Simple taquinerie ou invitation?
Elle se redresse légèrement pour s'appuyer sur la tête de lit tout en prenant soin de garder le drap jusqu'au-dessus de sa poitrine.
Elle observe Llyr se concentrer sur la préparation de son matériel avant qu'il ne commence à défaire le pansement et découvrir la plaie. Le sang bien sec empêchait la jeune femme d'ouvrir complètement la main et de tendre la paume.
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LLyr di Maggio

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Ven 8 Fév - 14:41

Citation :
Je t'en prie dispose-en comme tu l'entends!
Cramoisie...
Voila un bon mot qui s'adapte bien à la situation...
Pour combler le silence, LLyr se leve pour querir deux petites bassines normalement échues aux ablutions matinales.

Dans la premiere il verse un peu d'eau et y fait tremper un linge propre. Pendant ce temps retournant la main, avec un sourrire, il entreprend à l'aide d'un petit ciseau de decouper le premier pansement gorgé de sang seché.

Cela fait avec le ligne humide, il lave et essuie la plaie pour en enlever toutes les impuretés et traces de sang sechés. Assouplir la main aussi.

La plaie est rose, les fils ont tenus, la cicatrisation est en cours et bien en cours.

Sourrires de circonstance.

Un pansement, un nouveau bandage, pas trop lache, pas trop serré.
Un Baiser dans la paume en guise de conclusion. La tete se releve yeux dans les Yeux.


A table maintenant...
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Mélissande

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MessageSujet: Re: A l'Auberge du bon vivant   Ven 8 Fév - 15:42

Bref instant de silence où application et délicatesse occupent le soigneur comme la soignée. Pas un crispement de muscle de la part de Mel qui faisait confiance à la prudence de Llyr qui, lui, développait suffisamment de légèreté dans ses gestes que pour ne pas provoquer de douleur supplémentaire.
La plaie bien recousue donnera cicatrice discrète même si les "pointillés" de la suture l'agrémentera d'une "élégance" particulière.

Nouveau bandage terminé, baiser délicat pour conclure. Sourire remerciant et complice.
Il est encore tout près d'elle quand il l'invite à se sustenter. "A table?" Très bel en-cas qui se tient là à portée des lèvres...
Mais initiatives un peu trop criantes, la veille, de la part de la louve pourtant habituée à plus de discrétion. Maintenant ressaisie, elle en vient à ressentir l'envie de déployer beaucoup plus de tact... pour déguster la tendresse du cygne.

Yeux dans les yeux, elle se redresse pour s'approcher, comme si elle s'apprêtait à l'embrasser, mais s'arrête avant que leur nez ne se croise, autrement dit particulièrement près.


Et bien allons à table... Visage souriant et quelque peu défiant. Mais me voir manger nue ne serait peut-être pas du goût du maréchal d'armes de France... (sous-entendu peut-être justement trop à son goût) à moins que ses élégantes et délicieuses attentions ne traduisent au contraire aucune sensibilité particulière.

D'un mouvement du bras, elle entame un geste comme pour se découvrir du drap comme pour se lever du lit, alors qu'elle garde son visage près du sien; Si le cygne parvenait à garder ses yeux rivés dans les siens, il serait malgré tout incapable de retirer de son angle de vision ce qui allait se dévoiler... Regard illuminée de ce pétillant...
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