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 Jeux de nobles, jeux de vilains

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nebisa
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Nombre de messages : 1429
Date d'inscription : 19/11/2006

MessageSujet: Jeux de nobles, jeux de vilains   Ven 19 Jan - 9:36

Les sports de la noblesse : les jeux de la guerre

Le noble, même si ses moyens ne lui permettent pas toujours de se faire armer chevalier, a pour principale occupation de se préparer à la guerre par des sports violents.

La chasse et la pêche

La chasse


La chasse était à la fois un excellent entraînement, un jeu passionnant et un sport utile (chasse nourricière). La chasse médiévale ressemble beaucoup à la chasse pratiquée par les Anciens (cf. 2.3 La chasse dans Rome et son Empire).

Elle exigeait un équipement coûteux et un personnel nombreux. La plus belle des chasses était la chasse au faucon, très accessible aux dames : des rapaces de haut vol (gerfaut, faucon) ou de bas vol (vautour), minutieusement dressés, attrapaient des rongeurs et de grands oiseaux (hérons, grues, canards).

L'art de fauconnerie était l'un des plus délicat. les seigneurs aimaient à se faire représenter sur leur sceau allant à la chasse, le faucon au poing. La meute était également un des éléments caractéristiques de la maison seigneuriale avec ses chenils, ses dresseurs. Les chiens, particulièrement entraînés, étaient de taille et de race sélectionné. Lors de la chasse au faucon, dès que ce dernier était à terre, le chien était capable d'achever sa victime tout en évitant de blesser le faucon.




Les exercices militaires


De nombreux exercices militaires venaient animer la vie quotidienne un peu terne du château seigneurial.

Á deux, on pouvait s'entraîner au «béhourd»,sur un champ ou dans les lices du château, en s'élançant l'un contre l'autre, rompant des lances et tâchant de se désarçonner mutuellement.
Parfois, on dressait une quintaine, gros mannequin avec haubert et écu fixé sur un pieu enfoncé dans le sol ; les chevaliers tentaient au grand galop de renverser la quintaine en la frappant de leur lance au milieu de l'écu; On ne devait pas frapper plus de cinq fois d'où le nom de cet exercice, la quintaine. Si le coup était dévié, le mannequin pivotait, et un de ses bras, muni d'ue forte lance envoyait le maladroit mordre dans la poussière. C'était un exercice de préparation à la joute. Mais comme il était pratiquement sans risque il dériva et devint aussi un jeu de manants.
Les jeunes s'entraînaient également à l'escrime: au baton, à l'épée, à la lance.


Mais l'entraînement majeur au combat se faisait dans les tournois et dans les joutes.



Tournois


Pour l'historien Huizinga, le véritable sport de l'aristocratie médiévale c'est la guerre. Mais, du fait que l'on ne peut continuellement guerroyer, on se livre au tournoi ou à la joute. Là on limite la bataille.

Toutefois la différence entre ces deux faits d'armes reste difficile à cerner. Les tournois rassemblaient sans doute des équipes plus fournies que les joutes et les faisaient s'affronter en rase campagne. Á la fin du Moyen Âge les tournois tombèrent en désuétude au profit des joutes.

Ces spectacles d'origine indéniablement païenne rassemblait la fleur de la chevalerie.

Chaque combattant était reconnaissable à son timbre et à sa bannière. les spectateurs s'entassaient dans des hourds, sortes de tribunes, dominant l'enceinte entourée de lices de bois ou de champs clos. Là s'affrontaient les champions par équipes régionales ou nationales ou individuellement.

Les tournois et les joutes étaient ordonnés selon des règles très strictes :

°Présentation des champions et des bannières
°Armement du chevalier par le soin de l'écuyer
°Choix de la dame

{ Note perso... faudra voir pour tester ça...}

Des hérauts d'arme donnaient le signal des combats. Le jeu consistait alors pour le cavalier armé d'une lance à foncer sur son adversaire et à tenter de le désarçonner en le frappant à l'aide de sa lance, ce dernier tenait vis-à-vis de lui une conduite identique. Malgré l'épaisseur des cuirasses, les combats causaient fréquemment des blessés, parfois des morts.

Les vaincus devaient abandonner leurs chevaux, leur harnachement, payer rançon. Les vainqueurs, outre le prix accordé au plus vaillant (faucon dressé, couronne, mouton doré) et le prestige dont ils jouissaient auprès de leur dame, pouvaient également gagner un bon pactole




Le jeu de paume


Ce jeu est connu puisqu'il se présente comme l'ancêtre du tennis. Le jeu de paume est connu dans notre pays dès le XIe siècle. Il s'agissait de renvoyer avec la main la balle par-dessus une corde puis plus tard un filet à son ou ses adversaire(s).

Vers 1450, après que l'on eut joué uniquement à main découverte ou avec un gant, on eut l'idée d'utiliser des cordes et des tendons afin de renvoyer la balle plus facilement ; ce fut l'invention de la raquette.

Érasme écrit, en 1541, que «l'on compte par quinze, trente, quarante ou avantage. On renvoie la balle de volée après le premier bond ; au second le coup est mauvais». Ainsi furent définies les règles du futur tennis.

Au XVIe siècle, on eut aussi l'idée de circonscrire le champ de jeu et de l'entourer de murs. Les camps étaient d'abord séparés par des cordes d'où pendaient des franges ; l'invention du filet date de 1600.

En pleine air on utilise la longue paume et en salle la courte paume. Cette salle c'est le tripot ou jeu de paume. La forme la plus ancienne est la longue paume qui se joue sur un terrain de terre battue d'environ 80 m sur 15 m.

Le nombre des jeux de paume construits en France jusqu'au milieu du XVIIe siècle fut prodigieux. L'Anglais, Robert Dallington, maître d'école qui séjourna en France sous Henri IV, affirme que l'on jouait à la paume en France plus que dans tout le reste de la chrétienté. Et il ajoutait : «il y a plus de joueurs de paume en France que d'ivrognes en Angleterre.»

En effet on jouait à la paume, nous dit Jusserand, dans toute la France et quelque soit le temps, même pendant les guerres, par tous, des vilains jusqu'au roi. Dans une chronique de Geoffroi de Paris, on peut lire à propos du roi Louis X le Hutin :

Il avait joué à un jeu
qu'il savait
Á la paume
Si but trop froid et se boua
Là il perdit plumes et pennes
Autrement dit il trépassa


Le jeu de paume a donc passionné les français à tel point d'ailleurs que, de même que pour les tournois, des ordonnances d'interdictions - hors le dimanche et les jours fériés - furent promulgués sous le motif que l'on y perd son temps : «Les religieux même se laissaient entraîner, et le Concile de Sens leur interdisait, en 1485, de jouer à la paume surtout en chemise et en public.»(J.-J. Jusserand, op. cit., p. 241)


La soule ou la choule

La soule poussée au maillet


Le lancer de projectiles : l'athlétisme populaire La soule, ou choule, est le jeu populaire par excellence. Le plus souvent il opposait deux paroisses. Á l'occasion d'une fête chacun des deux villages composait une troupe. Le but du jeu consistait à faire pénétrer une grosse balle de cuir, la choule, dans le camp opposé.

Mais ce n'était pas qu'un jeu populaire. Les rois aussi jouaient à la choule, comme Henri II.

Il semble que ce soit d'abord dans la région nord-ouest de la France que l'on joue à la choule. La soule existait aussi en Angleterre sous le nom de Hurling over country, puis de football. D'après Jusserand, ce jeu proviendrait de la Normandie, car tout ce qui «était jeu, amusement, délassement en Angleterre était, au Moyen Âge, d'origine normande ou angevine».

En Italie on pratique le calcio, jeu qui tire son nom du pied


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