Omnes Vulnerant, Ultima Necat
 
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 La Chambre

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nebisa
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MessageSujet: La Chambre   Sam 9 Déc - 14:01




Citation :
La légende du loup blanc

L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps.

A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin.

En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérachisés, intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes.

Les hommes quant à eux nourissaient une haine profonde envers les loups et lorqu'ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre.

A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup.

Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appelera plus tard la FRANCE.

Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie.

Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance.


Cette année là, LOUPBLANC, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien.

Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraiche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris, de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit.

Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie.

Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village, seule dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route.

LOUPBLANC s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir.

De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière.

Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir.




A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan, ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement.

La louve CALYPSONE venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul.

L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler, à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus.

Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler.

Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié.




La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles, au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue.

Ce soir sacré, lorsque CALYPSONE aperçu LOUPBLANC, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu.

Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses prunelles dorées.

LOUPBLANC, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta CALYPSONE comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisé pour arriver à ses fins.

La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles.


La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour.

Leur périple fût sans histoire.

Inconsciemment ou pas, LOUPBLANC construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier.

Au printemps de l'année qui suivit, CALYPSONE donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à LOUPBLANC le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. LOUPBLANC lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un.

Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux.

La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups.

LOUPBLANC rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance.

Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit.

La légende dit que la route des loups croisa celle des humains

Que LOUPBLANC reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que CALYPSONE reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois.

On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière.

Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus. Les humains comme les loups...

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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mar 29 Jan - 22:29

Il faisait un peu froid dans la chambre, lorsqu'elle entra. Frisonnant, elle alla ajouter quelques buches dans la cheminée qui pourtant tirait vaillament. Se laissant tomber sur le liste, elle tira la lettre de Maximilien de Louvelle de son corset. cette lettre qui lui annonçait la mort de son filleul et cousin Antoyne de Louvelle Azayes. Mais à nouveau, face à elle, se présentait les images du Vicomte triomphant.
Lachant la lettre, elle se jetta sur le lit et pour la première fois depuis le début de ces festivités pour le mariage, laissa exploser sa peine en de lourdes larmes qui roulait sur son visage et tombait sur l'édredon, le détrempant aussi surement qu'une pluie d'été sur des feuilles de roses...
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mar 29 Jan - 22:50

Et la porte grinça doucement...

Derrière celle-ci, le Cerf avança, d'abord le noir dans le regard, mais en voyant la princesse recroquevillée sur le lit, entrain de pleurée, l'agressivité descendit d'un cran, laissant place à une sorte de compassion, de désir d'aider... Il l'avait tant aimé cette catin! Et elle lui avait brisé le coeur impunément... Brisé était faible même, elle l'avait pris et l'avait écrasé, piétiné, détruit...

Peut-être ne l'avait-elle pas entendue, mais il était maintenant à mi-chemin entre la porte et elle. Le bruit des sanglots cachait surement le faible murmure de ses pas sur le carrelage. Hésitant, il osa un léger "Ann...", il n'était pas sur qu'il voulait une réponse...
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Guilhem

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mer 30 Jan - 18:39

Alors qu'il enfile les couloirs en direction de la chambre de sa mère, son esprit hurle co ce qui pourrait ressembler à des cris d'alarmes, il n'avait que rarement vu sa mère ainsi, et cela ne présageait rien de bon. Non. Rien. A ce moment ci de ses pensées, pour la première fois de sa vie, Guilhem aurait pu être tres méchant. Voire même mauvais avec ceux qui avaient fait du mal à sa mère. Mais bon, Le jeune homme étant ce qu'il était, il n'eu que ce genre de pensée qu'une à deux seconde; Tout cela parti se noyer dans une foule de pensée alarmée, d'inquiétude, et d'urgence envers Ann.

Il monte les escalier quatre à quatre, ne trébuchant même pas une seule fois. Et en temps normal il aurait sans douté été incrédule quand à son agilité, mais la, il avait bien d'autre chat à fouetter. Ou de mère à aider plutôt. il souffle légèrement alors qu'il arrive devant la chambre de sa mère. il ne s'était senti que rarement aussi inquiet pour elle,et il ressentait aussi une tristesse qu'il avait longtemps refoulée à l'état de mélancolie diffuse; mais qui s'était peut être déclenchée en voyant ainsi sa mère.

Qu'importe, l'heure n'était certainement pas à ce que le jeune homme se souci de lui, mais bien de sa mère. légère interrogation quand il voit la porte à peine fermée et se glisse dans l'entrebâillement. Il se fige brusquement de stupeur. Sa mère se trouve complètement désespérée et en pleurs sur le lit, secouée de sanglots, c'est bien plus que ne peux supporter Guilhem, et il se précipite vers sa mère pour la réconforter, mais au passage il n'à pas manqué de remarquer l'homme présent dans la pièce.

Lui.

Celui que sa mère avait regardé avec tant que haine et tant de souffrance à la fois, Le visage de Guilhem se ferme et prend un peu un air sauvage alors qu'il se trouve non loin de sa mère, entre elle et l'homme. D'un pas leste et rapide, Le jeune homme va rejoindre sans mère en pleurs sur le lit et la prend doucement dans ses bras. Il lui murmure doucement des paroles qu'il lui espère d'un quelconque réconfort.


« Je suis la Maman ... pleure toutes tes larmes si cela te fait du bien, mais laisse moi te soutenir ... Je suis la pour toi ... ».


Puis alors qu'il tourne la tête vers Louis-hubert son regard se fait presque dur ,non pas haineux, car il en est incapable sans savoir ce qu'il se passe, mais suffisamment sauvage et tellement proche de celui d'un lion de fendant sa famille pour que cela fasse faire réfléchir à deux fois les paroles avant qu'on s'en prenne a sa mère.


« Vous ...

Je ne sais pas ce que vous avez fait à maman ... Mais ne vous en approchez plus pour le moment. »


il se tourne alors vers sa mère, ignorant désormais totalement l'intrus pour s'occuper d'elle. La serrant doucement contre lui.
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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mer 30 Jan - 20:28

Une réponse qu'elle n'était pas sure de vouloir lui donner. Lorsqu'elle entendit sa voix. Comprit que c'était bien SA voix et qu'elle ne l'imaginait pas sortant de ses pensées, elle eut un bref sursaut. Tenta desesperement de ravaler ces larmes, de retenir les sanglots qui la faisait hoqueter. De stopper l'hémmoragie lacrimale de ses yeux, de se recomposer un visage potable... et plus que tout d'avoir un voix forte, et non pas chevrottante d'animal blessée.
Pendant quelques secondes, elle resta ainsi. immobile sur son lit, se laissant le temps nécessaire à cet affrontement, que... elle, en avait conscience, ne pouvait éviter.
Mais alors qu'elle s'appretait à se redresser, à lui faire face, à renvoyer Satan dans son antre six pied sous terre, elle fut surprise par l'irruption intempestive de son fils.
Dans ces bras, elle se sent encore plus faible. Elle perds le peu de courage et de force qu'elle avait réussi à rassembler en elle. Elle sert fort son fils contre son coeur, entre ses bras, le laisse faire. Laisse flotter sur ses lèvres un semblant de sourire diaphane, puis murmure:


Merci Guilhem.. d'être là. Tu es un Amour... tu le sais... mais... là... je dois lui parler... C'est important.

Un temps. Elle fixe de ses yeux azur, les yeux tout aussi bleus de son fils. Elle essaye d'y insuffler toute sa gratitude, de lui dire combien elle l'aime. De le remercier aussi.

Peux-tu nous laisser quelques instants s'il te plaît? Et retrouve Aliénaure... ne la laisse pas ainsi en plan. ... Ne reste pas derrière la porte...

Elle sourit, le serre une dernière fois. Le regarde s'en aller. Se tourne vers Louis-Hubert, et instantanément les yeux se font plus durs. Elle se lève. Se dresse de toute sa hauteur:

Que voulez-vous Vicomte...?

Vouvoiement... volonté de maintenir la distance entre eux...
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mer 30 Jan - 20:40

Et telle la bête sauvage qu'elle était, elle se redressait fièrement fasse à lui... Quel beau duel! Le Cerf, roi des forêts, noble et majestueux animal, contre le Prédateur. Quel animal? Oh il n'aurait pu le dire, mais à voir la force du regard, il l'aurait qualifié sur le moment de louve, si ça n'avait pas été du nombre de personne qui se qualifiait déjà de cette particularité - le Wulfen, Morgwen, et j'en passe - et du fait qu'ils étaient dans une chambre éponyme. Alors donc, les deux animaux s'élevaient droits et durs, forts et faibles en même temps. Du moins le Cerf lui le sentait ainsi... Combien de temps sa carapace allait durer fasse à elle? Fasse à cette catin qu'il avait aimé plus que quiconque, peut-être même, mais j'en doute pas mal, plus que lui-même, et c'était peu dire...

Les premiers mots furent tranchants, direct, tel une flèche envoyé en plein dans la faiblesse de l'armure. Piètre armurier était son créateur, car la faiblesse était en plein thorax, direct à l'endroit du coeur. Le vouvoiement! Très drôle! et surtout, l'appeler par son titre... Visiblement, elle n'avait pas l'intention de se laisser démonter cette garce. Au moins il allait essayer, et il ricana doucement, mais de manière assez cassante.


Risible, Ann, Risible...

Le vouvoiement n'a même jamais été de mise entre nous deux, alors cesse tes jérémiades, je suis venu ici pour laver notre linge sal, et j'espère que tu sauras frotter aussi bien que je compte le faire...
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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mer 30 Jan - 21:19

Non, pas risible LouisHubert, c'est la distance que j'aurais du mettre dès le départ entre... vous et moi.

Et tel le phoenix, elle se dressait face à lui. Parce que c'était phoenix qu'elle était. Phoenix hissant son immortalité de gueule. Phoenix qui s'était remise de sa mort... de sa nouvelle mort. Mais en étant sortie un peu plus affaiblie... comme à chaque fois.

Ce ne sont pas des jérémiades, je ne me plains de rien.

Sourire provoquant. Pourtant les yeux ne rient pas. Les yeux tueraient s'ils le pouvaient. Et elle sait qu'il le sait.

Quand au linge sale... toi qui n'a jamais rien su faire de tes dix doigts, excepté payer des putes qui te donnent l'amour que tu ne peux pas avoir par toi même. Aussi je serais bien étonnée que tu te découvres soudain une passion de servante...
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Jeu 31 Jan - 22:47

Ding! Ding! Ding!
Premier round.
Le Phoenix Vs. Le Cerf.

Premier coup du Phoenix.
Bang!
En plein centre!

Une droite bien assenée. Mais elle n'avait pas frappé au bon endroit... S'attaquer à sa personne, faible... Il savait déjà qu'il était misérable, et il l'assumait. Triste, mais vrai... Il savait que sa vie sentimentale était qu'un dédale de vide parsemé de carcasse morte de foetus à peine developpé.


Dans le cas présent, il serait de bon ton de te rappeler que, justement, cette fortune qui me sert tant, je me l'ai acquise par l'effort et la sueur, pas en servant de putain et d'incubatrice-à-héritier à quelque riche noble, car c'est pas mal ce que tu as toujours fait n'est-ce pas? C'est l'avantage d'avoir un vagin il faut croire, et toi, t'as su l'utiliser.
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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Jeu 31 Jan - 23:27

1-1. Balle au centre. Match serré. Ce serait dur. Evidemment. Pourtant, elle ne se laisserait pas faire comme ça. C'était trop facile. Et aujourd'hui ce serait son jour. Ses mains se crispèrent, à tel point que ses ongles s'enfoncèrent profondément dans la paume de ses mains. Elle ne broncha pas pourtant. Elle était phoenix et le resterait. Elle renaitrait toujours de ses cendres. Amochée, déglinguée, esquintée... mais elle renaitrait... toujours. Alors que lui... lui viendrait fatalement un jour où son ego et son orgueil ne serait plus suffisant à le faire tenir en l'air. Et ce jour viendrait... et elle avait bien attention de lui porter le coup fatal... de faire en sorte qu'il éprouve ce qu'elle avait éprouvé. De lui rendre le coup qu'il lui avait porté en assassinant son cousin.

Enfin... ce vagin tu aurais bien aimé l'utiliser également.

Sourire carnassier. un peu plus de dents qu'elle ne devrait en avoir... un peu plus de canines aussi apparement...

Quoi que j'ai la faiblesse de croire que tu aurais pour une fois préféré le coeur au vagin... mais c'est moi facile à obtenir...


Sourire qui ne se dément pas. Il y a entre eux la distance de rigueur entre eux. 3 pas. 3 pas salvateur qui maintienne entre eux la distance qui lui convient. Qui lui permette de sauvegarder un minimum de morgue et de courage.
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Ven 1 Fév - 1:27

Et toc! Faible coup tout de même, mais le Cerf chancele un peu...
Esprit rageur, oeil meurtrier.
La guerre est déclaré, le sang va couler...


L'utiliser? Tu te prétends donc si proche de l'objet?

Air faussement navré, tout est question de théâtre, de jeu.

N'auras-tu donc jamais compris? J'ai, pour une fois, réellement préféré le coeur au vagin, et j'ai cru que tu étais assez bonne pour le voir.

Flèche sincère et vraie, les yeux se sont légèrement adouci sous le poids du tir.
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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Ven 1 Fév - 12:38

En un instant, les yeux flamboyent d'un éclair meurtrier. Les 3 pas qui les séparent sont franchis, et la gifle part. Violente. Extrèmement violente. Pourtant, si elle avait pu, elle aurait voulu lui faire encore plus fort.
Et alors qu'elle le fixe au fond de prunelles, la voix monte dans les aigues; ça ne l'étonnerait même pas qu'on l'entende depuis tout l'étage, pourtant, elle s'en fiche comme de sa première dent.


AH ET C'EST EN ASSASSINANT MON COUSIN QUE TU ME PROUVES TON AMOUR? EN COUCHANT AVEC MA BELLE-SOEUR ALORS QUE JE SUIS SOUS LE MEME TOIT? EN M'ENVOYANT UNE PSEUDO LETTRE DE SUICIDE ALORS QUE TU TU SOIGNAIS SUREMENT ENTRE LES CUISSES D'UNE CATIN VEROLEE?

Elle a beau être beaucoup plus petite que lui, ça ne l'impressionne pas, et elle continue à lui hurler dessus, encouragée par la joue rougissante du Vicomte sur laquelle se détache clairement la fine cicatrice blanche qu'elle lui avait laissé en souvenir lors de leur dernière rencontre:

TU N'AIMES PERSONNE QUE TOI MEME LOUSHUBERT. LES FEMMES QUE TU PRETENDS AVOIR AIME N'ETAIT QU'UNE FLATTERIE POUR TON EGO ET NON PAS DE L'AMOUR REEL ET SINCERE. CAR ELLE TE RENVOYAIT L'IMAGE DE TON AMOUR. ET TU SAIS QUEL EST TON PROBLEME AVEC MOI? TON PROBLEME C'EST QUE MOI JE NE T'AI JAMAIS RENVOYE CETTE IMAGE, QUE JE T'AI TJS RESISTE! QUE JE NE FLATTAIS PAS TON EGO DEMESURE MONSIEUR LE VICOMTE!
IL EST LA LE PROBLEME!


Louve alpha protégeant sa meute, lionne aux aguets, phoenix au milieu de son brasier de renaissance.

Et bon sang... où était son opium?
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Ven 1 Fév - 21:58

Slam!

En pleine joue, solide coup, et cette fois, on le prend au sens propre. La tête ballota légèrement sous l'impact, dans un mouvement de recul et d'amortissement bien connu du Cerf - au nombre de gifle qu'il a déjà eu... - et qui permets de réduire légèrement la douleur du choc. Et elle crit sur sur lui, le pousse presque, violente et féroce. Elle hurle, elle hurle, et le Cerf s'enrage, accumule, grogne interieurement.

Dans sa gestuelle, elle bougait vivement les bras, accentuant sa colère du même coup. Ç'en est trop, il a beau avoir aimée cette garce, il y a quand même une limite. Il empoigne violemment le poignet gauche d'Ann et la retient avec sa main droite, et de la gauche, il lui assene une gifle assez forte. Rien de trop violent, mais rapide et précise.

Ses yeux sont maintenant que braise ardente et son sourire a disparu... Un visage de champ de bataille diront certains, d'autres le qualifie d'animal. Qui sait? Surement un peu des deux.


LA FERME SALE GARCE!
TU VAS M'ÉCOUTER UN INSTANT! CROIS-TU VRAIMENT QUE J'AVAIS LE CHOIX DE LE TUER OU PAS?
CET ANIMAL S'ÉTAIT JETTÉ SUR MOI!
VAS-TU LE COMPRENDRE ÇA?
ET QU'EST-CE QUE ÇA PEUT BIEN TE CHANGER AVEC QUI JE COUCHE, TOI QUI N'A JAMAIS VOULU ME LAISSER T'AIMER, TOI QUI NE M'A JAMAIS CRU?


Il fit une pause, la respiration rapide et bruyante. On aurait cru qu'il venait de faire un effort physique intense, et la rage ne s'éteinds pas dans ses yeux. Il reprit, mais cette fois, le ton était différent, sans que l'on puisse vraiment savoir en quoi, une sorte de faiblesse peut-être.

ET SI TU SAVAIS COMBIEN JE HAIS CET ÊTRE QUE JE SUIS, TU NE PARLERAIS PAS D'AMOUR PROPRE!


Dernière édition par le Sam 2 Fév - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 11:14

Retour à l'envoyeur. Elle se reprends la mandale pleine trogne, recevant rarement de fleurs, elle reçoit mal la giroflée à 5 pétales et sa tête valdingue violement, elle aurait surement reculé si la main du Cerf ne lui tenait le poignet. Elle sent sa joue s'embrasser sous l'effet du coup, et sent la seconde la rejoindre rapidement sous l'effet conjugée de la colère et de l'amour propre blessée.
La respiration s'accentue. Son corset lui semble serré à l'étouffé, déjà qu'il l'est à l'excès pour dissimuler sa grossesse. Son coeur palpite et sa gorge suit le mouvement à un rythme effrenée. Mouvement qui lui rapelle qu'elle a tout de même de quoi se défendre. De son poignet libre, elle saisit entre ses seins, le dard italien queson tailleur lui ramené sur sa demande. Long de 12cm, il s'agit d'une longue aiguille de la forme d'un dard, qui ne comporte pas de garde, mais une pierre bleue en gise de poignée. D'un bleu métallique du même éclat que ses yeux. Facile à glisser dans un corsage.


Pointant l'arme sous le menton du Cerf, elle feule, d'une voix sourde et basse, pleine d'une rage contenue:

Lâche moi immédiatement. Je ne veux plus jamais que tu me touches, ni même que tu t'approches de moi. Car je te tuerais LouisHubert, je te tuerais comme tu as assassiné mon cousin. Car oui, c'était un ASSASSINAT! Tu avais le choix, tu as toujours le choix... et tout était ta faute... tout est toujours de ta faute!
Tu as salie ma cousine en forniquant avec, la réaction de mon cousin était normale et justifiée. Pour toi, elle n'était qu'un trophée de chasse, pour lui, elle était l'amour d'une vie, la mère de ces enfants.


Silence, elle tremble, pourtant la lame ne quitte pas la gorge ddu Vicomte. Là, juste sous le menton, elle cramponne fermement la lame, à tel point qu'une goutte de sang vermeil perle, roule le long de la lame lisse, pour venir tachée la main princière:

Mais tu ne peux pas comprendre ça toi... Mourir pour l'amour de quelqu'un. Mourir pour l'honneur de quelqu'un. Toi qui t'es toujours contenté de déshonorer les autres. Comme en forniquant avec Aliénord de Bretagne par exemple. Tu as déshonoré mon nom, et tu me demandes après ce que ça pouvait me faire que tu couches avec ma cousine? Alors que j'étais dans la chambre adjacente?
Et après tu me diras peut-être que dans tes râles de jouissance, c'étit mon visage que tu voyais, mes yeux qui te hantaient? Que ce n'était qu'un moyen de m'atteindre à travers elle?
Ne penses-tu donc jamais au conséquences de tes actes? Tu crois que j'allais me jeter à ton cou, quand tu baignais ta cour du sang de ma famille? Ce n'était pas de la défense, c'était de l'orgueil, c'était a volonté qui tu pouvais l'humilier à volonté. Tu avais pris sa femme, maintenant tu as pris sa vie...
Bravo LouisHubert d'Harlegnan, bravo... tu es un homme maintenant.


Son visage semble tendu en une sorte de colèe froide et haineuse, et les yeux brillent de dédain, tandisque la bouche est tordue en une mimique de dégoût.

Non, je ne t'ai jamais cru et je te crois encore moins aujourd'hui que tu as prétendu mourir pour que je t'accorde mon pardon. Et je ne te crois pas plus à cet instant quand tu me dis tu détester...
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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 20:10

HAHAHAHAHAHA!

Rire puissant et moqueur, ridiculisant et humiliant, ses yeux ont maintenant pris les teintes de la démence, grand, aux pupilles dilatées, avec l'étincelle de quasi-folie brillant quelque part dans les nimbes de son intelligence. Tout en se moquant ouvertement d'elle, de son agressivité, de son désir de tuer, il avançait un peu, laissant perler quelques gouttes de sang suplémentaires sur la lame, mais sans en ressentir la douleur. Peut-être ne la croyait-il pas capable d'un tel acte, du moins il agissait surement pas comme quelqu'un sur la défensive.

De sa main gauche, il empoigna solidement et vivement celui d'Ann, sans qu'elle eut le temps de réagir. En arrière-plan, toujours le bruit de son rire, variant quelque fois en tonalité. Il abaissa son bras au niveau de son ventre, pointant le bout de la lame sur lui.


Vas-y sale garce, vas-y, appuie! Appuie et tue le Cerf! Tu ne vaudras pas mieux que moi désormais!

Elle ne réagit pas, tremblante de rage et peut-être de peur, qui sait! Alors voyant cela, il fixa une dernière fois la lame, puis le fond des yeux d'Ann avec son éternel sourire moqueur sur le visage, puis il déposa sa main droite derrière la nuque de la Princesse et l'avança avec force vers lui, tout en fonçant sur elle afin de coller ses lèvres aux siennes dans un long baiser masochiste.

La lame s'enfonçait doucement en lui, perçant la belle chemise neuve - et vachement bien coupé! Quel gâchi! - la tâchant d'un épais sang âcre qui vint se répendre sur leurs mains tel de l'eau que l'on aurait laissé jaillir d'une source quelconque.


Dernière édition par le Sam 2 Fév - 21:13, édité 1 fois
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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 20:47

Elle déteste ce rire, elle déteste ce rire et tout ce qu'il peut représenter. Elle le hait plus que tout. Sa main tremble, bien sûr. c'est différent de défendre sa vie sur un champ de bataille en Bretagne et d'affronter ses démons les yeux dans les yeux, de voir cette lueur flotte qui les habite.
Elle a face à elle ses peurs les plus profondes, incarnées en un seul homme. Il était comme son frère pourtant. Elle aurait pu tout donner pour lui. Tout. Jusqu'à sa vie même.
Mais jamais, elle ne le lui avait dit. Jamais. Il y avait bien trop de pudeur dans ses sentiments. Elle était toujours si froide avec lui.
A deux doigts de lacher la lame, elle ne le peut, que déjà le Vicomte l'enfonce entre dans son vnetre. Elle ouvre la bouche, pour protester. Pour hurler, pour l'abreuver sous un flot d'injures. Mais ce sont ses lèvres qu'elle rencontre. Et sa langue qui vient remplacer son fiel par du miel. Sa main broie sa nuque tandisqu'il l'embrasse à en perdre le souffle. Elle ne sait plus. où elle est, qui elle est, ce qu'elle fait. Le tétard embrillonesque dans son ventre se la joue rumba entre l'estomac et le coeur. Elle ferme les yeux. Et inconsciemment sa main serre plus fort le dard, l'enfonçant etre les chaires du Vicomte Flamand.

A en perdre le souffle...

Elle sent l'emprise sur sa nuque se relâcher, la main sur son poignet perdre de son emprise. Et le corps qui la sert à l'étouffer devenir plus flasque. Plus mou. Et sur ses mains, elle sentit un horrible liquide chaud et visqueux. Une brève pensée pornographique vint s'imposer à son esprit et se reculant, elle poussa un cri d'effroi en constatant le sang écarlate qui coulait par flots sur les magnifiques tapis de Ségur [Private joke]. Lâchat l'arme, elle eut un mouvement de recul tandisque le hurlement qu'elle contait pousser restait affreusement bloquée au fond de sa gorge.

Elle venait de tuer LouisHubert...

En courant, elle sortit de la chambre pour rejoindre la salle de bal... ou l'Aula Mgna... ou la Lice... elle ne savait!
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LouisHubert

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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 21:08

Et elle le laissait là!
Une plaie béante en plein ventre, les jambes flageolantes, la force moindre et le souffle court. Ce qui devait arriver arriva, et il s'effondra à genou dans un gemissement sourd. La douleur était brûlante, non pas criante et torturante, mais chaude et agressante. Les yeux rivés sur la plaie qui allait jusqu'à quelque part entre un rein et un organe pas trop important, il observait quelque peu fasciné le chaud sang se répendre autour de lui: Oh! Quelle belle couleur rouge! Comme c'est magnifique! I

Insconscient de la douleur, jusqu'à ce que ses mains finissent par toucher le bord de la plaie et qu'il réalise qu'elle est belle et bien entrain de le faire souffrir. Il sourit faiblement, retrouvant ses idées et une partie de sa tête du même coup. Voilà, c'était fait, le Cerf allait tomber, tué par le Phénix.

Et le pire, c'est qu'il n'en était même pas triste...

Une simple déception de ne pas avoir d'héritier, de ne pas avoir été mieux, mais rien de plus. Ars longa, vita brevis... Mourir à genou, pas question par contre. Alors il prit toute ses forces et, se tenant sur le rebord du lit, il se hissa sur ses deux pieds en grimaçant. Trop d'effort pour l'instant, il doit s'asseoir sur le lit. D'une poigne encore un peu solide, il tenta d'enlever sa chemise avec difficulté. Il réussit finalement et en fit un gros tampon, qu'il pressa avec le plus de force encore possible sur la plaie, afin de couper le saignement.

Et il attendit... Un sourire niais sur le visage, torse nu et la chemise en boule teintée de sang sur la plaie.
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nebisa
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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 21:33

Mais tu vas me répondre oui ? C'est à qui ce sang ? Et pourquoi es-tu dans cet état ?

Pour une fois muette, ce qui tend à faire dire qu'ann devrait poignarder plus souvent, la princesse se contente d'entrainer la Comtesse jusqu'à l'aile des invités, manquant de lui arracher un bras ou de lui démonter l'épaule...

Parvenue à la porte de la chambre du loup, la plus richement décorée de toutes, neb pousse la porte et se trouve à son tour frappée de mutisme... 30 secondes...


Mes tapis ! Bordel !

Non mais c'est vrai quoi... on se ruine auprés des camelots pour recevoir les marchandises d'orient et voilà qu'on les retrouve imbibés de sang ! Et qui va devoir frotter pendant des heures hein ? Ben c'est la bonniche d'accord, mais quand même... Et vas y qui y a des trainées jusqu'au lit en plus ... Là c'est clair, la couverture en peaux de loups est fichue et c'est pas le cadavre sur le lit qui va rembourser c'est sur... Cadavre ? Mais non... il grogne... Oh... l'ex Flandres... grand humaniste et chantre de la courtoisie...

Hum... Ann... tu l'as... planté avant ou aprés qu'il se soit déshabillé ?

L'esprit toujours occupé par son tapis et sa couverture, elle ajoute pensivement

Tu veux que je le soigne ou que je l'achéve ?

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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 21:51

En état de choc, la Princesse n'est guère en état de gouter et encore moins d'apprécier l'humour noir de la Comtesse, et se contente de répeter:

Je l'ai tué, je l'ai tué, mon dieu, je l'ai tué, Nebisa, je l'ai tué.

Elle tremble encore comme une feuille. Et ses épaules s'affaissant soudain, elle s'effondre sur le sol comme un tas de chiffons, sans entendre le reste du monologue Nebisien. Se bercant elle-même, elle n'arrive plus à articuler un seul mot, et hagarde complétement ne se rends même pas compte que le corps du Vicomte flamand vit encore.
En un instant, il a réussi à la faire passer du statut de victime à celui du bourreau et ce sang sur ces mains et surtout celui qui salit sa conscience.
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nebisa
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MessageSujet: Re: La Chambre   Sam 2 Fév - 22:12

Ann ? Porca Madonna...

La seule fois ou elle a vu son amie dans cet état là remonte à des années... une grotte cachée dans Chabrières... une promesse... une déchirure... Une chose est claire, ce qu'il s'est passé dans cette chambre ne va pas aider Ann a refermer ses palies et l'homme qui se vide de son sang sur sa magnifique couverture a intérêt à s'en sortir...

Bon les enfants on se reprend... Ann... tu m'entend ? Ann ? Ecoute moi vieille bique, tu te léve, tu vas dans la salle d'eau de l'étage et tu reviens avec un broc et du linge. Trouve un page, qu'il aille me chercher ma besace dans mon bureau. Ann ? arrête de gémir, on dirait une larve, c'est déplaisant et pathétique. Tu n'auras le droit de gémir et de pleurer que plus tard. Quand personne n'en sera témoin c'est clair ? On ne se laisse pas aller de cette façon en public...

Sa voix est froide, détachée, teintée de condescendance alors même que son regard brule de compassion et d'inquiétude, mais ça elle ne peut le voir...

Se tournant vers l'homme, elle s'accroupit face à lui pour examiner la blessure, retirant la chemise souillée avec une grimace...


Si je puis me permettre, vous avez une jolie teinte de sang, clair, fluide... un délice.. Mais il s'agirait de le garder à l'intérieur. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ici ce soir, je ne sais pas pourquoi vous vous retrouvez à me montrer vos tripes, mais que ce soit clair... N'essayez pas d'obtenir réparation pour celà, sans quoi je témoignerais en sa faveur... Compris ? Sur ce, vous vous allongez et vous gardez vos forces...

D'une main légère elle palpe les pourtour de la blessure... en dessine les contours et jauge la profondeur en glissant deu dois à l'intérieur... Coupe nette, la lame devait être éguisée, pas trés large mais... profonde...

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Ann

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MessageSujet: Re: La Chambre   Dim 3 Fév - 11:50

Les bras ensserrant fermement ses genoux, elle ne pleure pas, mais est soudain comme folle. Elle ne sait, à vrai dre, plus rien. Elle vient de poignarder le Vicomte. Elle vient de poignarder le Cerf. Elle vient de poignarder LouisHubert...

La voix sèche et casante de Nebisa la ramène à la réalit et elle grimace. pourquoi lui demander tout ça à elle, pourquoi maintenant. Pourquoi alors qu'il est mort. Elle lève un regard vide vers Nebisa. Les prunelles d'acier n'ont plus aucuns éclats. Pourtant, par mécanisme, elle se relève. Titube. ne comprends qu'avec peine ls mots de la Comtesse son amie.
Et sort.

Dans le couloir, elle s'appuie contre le mur, porte une main à son front brûlant, repousse une mèche d'ébène qui barre son regard. Elle n'a pas compris le ton soudain de Nebisa, pourquoi l'enfoncer ainsi. Et puis ces conneries de ne pas se laisser aller en public. Quel public? Il n'y a qu'un mort et elle. Elle qui l'a déjà vu au 36è dessous. Delaçant un peu son corsage, elle respire, inspire, cherche à réoxygèner son cerveau. Avoir les idées plus clair.
Qu'a t'elle dit déjà? Un broc et du linge. Et où est ce qu'elle va trouver ça hein? Il devait bien en avoir dans la chambre déjà non? Réfléchit se morigène t'elle intérieurement. Et alors qu'elle cherche où trouver tut ce qu'i faut passe un serviteur au allures de Messie. L'attrappant par le bras ferment et tachant au apssage de sang la belle chemise éclatante e blancheur, elle articule difficilement:


Dans le bureau de la Comtesse... allez chercher sa besace! Rapidement! Et trouvez moi aussi un broc et du linge. Depechez-vous.

Dans sa voix elle est étonnée de retrouver ce ton autoritaire qu'elle emploie souvient pour ses serviteurs. Feindre. Encore et toujours. Alors même qu'elle ne s'en penser pas capable, voilà qu'elle le fait.
Et elle attends. Contre le mur. Regardant ses mains tachées de sang avec une féroce envie de s'arracher la peau pour ne plus avoir de sang sur ls mains...
Il a fait d'elle une meurtrière. Et il a fait ça de la plus horrible des façons.


Lorsque le serviteur revient, elle lève vers lui, à nouveau ce regard vide et d'un signe de tête, elle lui indique la porte de la chambre, avant de le suivre. Et sur le tapis. Là En évidence. Il y a sa lame. Les yeux s'écarquillent de frayeur tandisqu'elle la ramasse profitant que Nebisa est occupée. Et d'un mouvement impérieux, elle le refourgue dans son corsage u'elle relace à l'étouffée afin de dissimuler l'objet du crime.
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MessageSujet: Re: La Chambre   Lun 4 Fév - 22:24

Il attendait...

Attendait quoi? Attendait qui? À-tant-d'émotions? Bon ok, le dernier jeu de mot était vraiment nul, il n'en reste pas moins qu'il attendait la grande faucheuse, et quel ne fut pas son étonnement de voir qu'elles étaient deux, vêtues de robes, et qu'une d'elle ressemblait VRAIMENT beaucoup, à s'y méprendre même, à la Comtesse Nebisa. Pas si étonnant en fin de compte, il s'était toujours dit qu'elle avait des airs de grande faucheuse.

Mais... Mais... C'était bel et bien la Comtesse! Et elle tentait de le soigner! Qu'est-ce qui se passait donc ici? Il ne mourrait pas? Et merde! Il eut quand même la force de rire, ou plutôt sourire, l'humour noir de l'hôte et murmura quelques mots audible d'elle seule.


Épatant, je suis totalement rassuré avec vous comme bouchère... euh... médecin je veux dire.

Il lui sourit de manière étrange. Un mélange de remerciement de s'occuper de lui et de je-ne-sais-quoi.

Et puis... On s'entends, Ann n'a rien à voir avec cette plaie... N'est-ce pas?

Les deux savaient très bien que s'était totalement faux, mais il espérait qu'elle jouerait le jeu comme lui.
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MessageSujet: Re: La Chambre   Lun 4 Fév - 23:22

Parfait, j'aurais détesté devoir m'occuper de faire bruler vostre carcasse discrêtement au lieux de penser à consommer mon mariage

Retour de Ann et des objets demandés, Neb se dirige jusqu'au broc et ordonne au page de se retirer, un regard faisant comprendre à ce dernier qu'il a intérêt de tenir sa langue sur ce qu'il se passe dans l'aile des invités une fois retourné en cuisine.

Elle essuit rapidement ses mains sanguinolentes aux draps déjà souillé, notant de les rajouter à l'addition, puis récupére sa besace pour en sortir son nécessaire à couture... L'étui de cuir déplié laisse apparaitre cinq fines aiguilles dorées et plusieurs fils quasiment invisibles.

Voilà mes précieuses... babillant avec légèreté, elle reprend ses palpations d'un geste précis et rapide pour effacer toute éventualité de blessures cachées par les flos de sang qui rapelleons le, continue de ruiner on linge de maison... L'on m'a rapporté, voici des années, que les égyptiens avaient écouvert que l'or, une fois travaillé, alliait de grandes qualités de solité, en plus d'une finesse conférant aux médicastres des roys pharaons, le priviléges de sutures presque parfaites. Les médecins avveroistes usent toujours de cette pratique d'ailleurs. Si bien que j'ai fait venir ce jeu d'aiguilles de la lointaine Antioche, si tôt que j'en eus les moyens. depuis... personne ayant connu leur traitement n'est jamais revenu s'en plaindre et presque tous ont survécu...

Retour sur le lit, elle baigne un linge dans le broc et nettoie la plaie, aussi soigneusement que possible, avant de se saisir de la plus fine des aiguilles, elle passe en suite le fil dans l'huis et se penche sur le flanc perforé.

A trois doigts prés, vous n'aviez plus de foie, ce qui n'est pas sans présenter une géne, on en conviendra... La rate est légèrement atteinte, je vais réparer ça et en suite, il suffira de refermer...

Un point, deux points... trois points, léger bruits de succions parfois quand l'aiguille resort, gargouillis de sang et d'air qui se rencontrent... La Comtesse se prend à penser qu'elle n'avait certes pas envisagé de passer sa soirée penchée sur un homme demi nu à lui refermer le ventre... La prochaine fois, mieux éplucher la liste des invités...

Voilà pour l'intérieur, on va s'occuper de l'extérieur maintenant...

Regard rapide sur la face livide du patient, à cet instant d'ailleurs, il pourrait s'agir de son pire ennemi qu'elle ne saurait réagir autrement qu'en guérisseuse, et elle sort de son jupon une flasque ..

Tenez, prenez ça, un peu de prune aide toujours à passer le cap. Je doute que vous ayez besoin de vous retenir de crier, la couture n'est pas vraiment insuppportable mais avec cette mare de sang perdu... Vous seriez capable de défaillir.

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MessageSujet: Re: La Chambre   Mar 5 Fév - 3:09

Souffrant un peu, mais étrangement calme, le teint un peu blanchi par le manque de sang, il regardait la comtesse le recoudre tel un vieux morceau de chiffon.

Pas que cela me dérange, mais la leçon d'histoire de la medecine peut-elle attendre que mes amis les organes n'aient plus la possibilité de faire un petit voyage à l'extérieur de mon corps? Et puis, avec vous comme médecin, on peut comprendre pourquoi ils ne viennent pas se plaindre...

Petites boutades faciles, mais l'humour était le meilleur moyen de ne pas penser au flot de sang qui s'amusait à sortir de ses entrailles tel un fleuve qui fuierait le barage tout juste effondré. Bon j'exagère un peu, mais l'image est là.

Mon foie? Peu importe, dans l'état où il est, il aurait beau disparaître que je n'en vivrais pas changé.

Pendant tout ce temps, il essayait de ne pas penser à Ann qui regardait la scène, un peu en retrait, un air qui lui semblait légèrement effrayé dans les yeux.

De la prune! Vous voulez vraiment m'achevé ou quoi? Merci bien pour l'alcool, mais je pendrai le contenu de ma flasque, poche intérieure gauche de mon mantel s'il-vous-plaît. Je la prendrais bien moi-même, mais je suis pris entre vos mains de tisserande, ou bouchère j'hésite encore, experte.
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MessageSujet: Re: La Chambre   Mar 5 Fév - 20:23

Chochote... Vos organes sont bien en place, à peine un peu entaillé pour un d'eux mais c'est tout... Et je peux vous informer de la bonne proportion des autres, une petite atrophie intestinale quand même, enfin bon...

Haussement de sourcils, l'homme refuse la prune, visiblement son état est plus grave qu'il n'y parait... Une trépanation y remédierait certainement...

Hum... bouchére me va bien, j'aime la viande fraiche, mais je vous montre mes talents de brodeuse en vous faisant une jolie boutonniére si celà vous agrée ?

Changement d'aiguille, une plus épaisse pour l'extérieur histoire d'éviter que la cicatrise se déchire trop aisément, le flamand serait capable de se plaindre du travail... L'aiguille préparée, elle attrape le mantel laissé au bas du lit, y déposant ses empreintes sanglantes au passage, et passe la flasque au patient.

Biérre ? En tout cas, j'attaque... Tachez de ne pas vous évanouir, ça va picoter...

L'art de la litote c'est pas beau ça ? Passant l'aiguille sur les bords de la blessure, elle enchaine les points, étroits et réguliers... lui broder "maman" sur le ventre demeure cependant présent dans son esprit... Elle reléve la tête, jettant un regard à son amie, décidément trop silencieuse...

Ann ? Tu peux me préparer de quoi lui bander le torse s'il te plait ? Ann ? Et pis, prends un peu de prune aussi...

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MessageSujet: Re: La Chambre   Jeu 7 Fév - 13:48

Prostrée dans un fauteuil, genoux remontées sur la poitrine, enserrant de ses bras noués ses genoux, elle assiste à la scène avec un passion presque morbide. C'est qu'il faut qu'il vive. Sinon, elle aura sur la conscience le poids de sa mort. Poids qu'elle ne pourrait supporter. Elle ne veut pas devenir une meurtrière, à aucun prix. Et si, sur ses joues d'albâtre roulent des larmes, c'est sans qu'elle sans aperçoivent, ou même qu'elle pense à les essuyer. Elle fixe la scène et dans son esprit lentement, la couleur brûlante de ce sang vermeil s'associe au Vicomte. Il n'en sait rien bien sûr. Mais ça ne risque certainement pas d'arranger leurs relations.
Elle regarde le Vicomte et la Comtesse, regarde les mains fines agir et panser. Elle regarde sans voir véritablement. Elle tremble un peu, et bien sûre a peur. Mais que peut-elle faire pour agir contre ce état de fait.

De quoi lui bander le torse? Gné? Et elle trouve ça où elle? Elle a pas déjà amené du linge là? C'est pas assez? Groumph! Et puis, c'est peut-être urgent de quoi lui bander le torse. Faut p-e qu'elle se dépêche! Dans les yeux d'orage, passe un éclair qui pourrait passer pour du génie, et se redressant, elle relève sa jupe de lourd taffetas, et ôte le jupon inférieur qui lui garantit un minimum de chaleur. Un très bref instant, des yeux attentifs auraient pu constater la présence d'une longue et hideuse cicatrice blanchâtre sur la cuisse musculeuse. Une cicatrice gagnée au côté de LouisHubert...

Tendant le jupon -de super bonne facture et qui coûte une super facture aussi- elle esquisse un faible sourire à l'attention de Nebisa, refuse la prune d'un signe de tête et retourne se prostrer dans le fauteuil.
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